Adopter ou acheter un chiot au Québec : les questions à poser
Refuge, éleveur ou annonce : les questions à poser avant d'adopter ou d'acheter un chiot au Québec, les signaux d'alerte, le contrat et l'enregistrement.
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Que vous passiez par un refuge ou par un éleveur, l’adoption d’un chiot engage pour de nombreuses années. Le gouvernement du Québec recommande d’éviter l’adoption sur un coup de tête et de bien s’informer sur la provenance de l’animal. Ce guide rassemble les questions à poser, les signaux d’alerte et les règles québécoises à connaître, pour que vous puissiez comparer les options en toute connaissance de cause.
Les règles à connaître avant tout
L’âge minimal : 8 semaines. Le Règlement sur le bien-être et la sécurité des animaux domestiques de compagnie et des équidés prévoit que les petits ne peuvent pas être séparés de leur mère avant d’avoir atteint l’âge de 8 semaines (article 36). Le gouvernement du Québec précise que les chiots adoptés trop tôt pourraient présenter des problèmes de santé ou de comportement plus tard, comme de l’agressivité, parce qu’ils n’ont pas reçu les soins de leur mère ni fait les apprentissages de base auprès d’elle et des autres chiots. Un vendeur qui vous propose un chiot de 6 semaines ne respecte pas cette exigence.
Le permis des élevages et refuges. Au Québec, une personne qui est propriétaire ou gardienne de 15 chats ou chiens ou plus doit détenir un permis, que les animaux soient destinés à la vente ou non ; les petits de moins de six mois gardés avec leur mère ne sont pas comptés. Les refuges pour chiens et chats doivent détenir un permis de lieu de recueil. Des inspecteurs évaluent les lieux avant la délivrance du permis, puis de façon régulière.
L’enregistrement municipal. Une fois le chiot chez vous, vous devez l’enregistrer auprès de la municipalité de votre résidence principale dans les 30 jours suivant son acquisition, ou du jour où il atteint 3 mois (article 16 du règlement provincial sur l’encadrement des chiens). Le gouvernement du Québec rappelle que cet enregistrement annuel est obligatoire partout au Québec.
Adopter en refuge
Le gouvernement du Québec souligne qu’un animal adopté en refuge a habituellement déjà reçu des soins vétérinaires : examen de santé, micropuce, vermifugation et stérilisation. Certains refuges font aussi une évaluation comportementale pour déterminer le milieu de vie qui convient au chien (sans jeunes enfants, seul animal de la maison, etc.).
Questions à poser au refuge :
- Détenez-vous un permis de lieu de recueil du gouvernement du Québec ?
- Que savez-vous de l’histoire du chien ? D’où vient-il ?
- Quels soins a-t-il reçus (examen, vaccins, vermifuge, stérilisation, micropuce) ?
- A-t-il été évalué avec des enfants, des chats, d’autres chiens ?
- Comment se comporte-t-il seul, en laisse, à la manipulation ?
- Offrez-vous une période d’adaptation ou un suivi après l’adoption ?
- Que se passe-t-il si l’adoption ne fonctionne pas ?
Les refuges membres de l’Association québécoise des SPA et SPCA (AQSS) sont des organisations indépendantes, mentionnées par le gouvernement du Québec. Pour tout autre refuge, il recommande de vérifier la réputation de l’établissement.
Ne cherchez pas seulement un chiot : un chien adulte a l’avantage d’avoir déjà une taille et un tempérament connus.
Acheter chez un éleveur
Le gouvernement du Québec décrit ce qu’on attend d’un élevage responsable. Il fonctionne habituellement avec une liste d’attente. Vous pourrez voir les parents et visiter l’intérieur des lieux où vivent les chiens. L’éleveur cherche à éviter les maladies héréditaires et vous informe des tests de santé qu’il a fait passer à ses reproducteurs pour des maladies génétiques ou fréquentes dans la race. Il devrait pouvoir vous remettre un certificat de vaccination ou de bonne santé indiquant la date de naissance du chiot. Il peut aussi vous expliquer comment les chiots sont socialisés et vous guider vers le chiot dont la personnalité convient à votre mode de vie.
Le gouvernement conseille aussi de vérifier que l’éleveur est membre d’une organisation dotée d’un code de déontologie, et signale que certains élevages sont certifiés par des organismes reconnus en bien-être animal, comme ANIMA Québec.
Questions à poser à l’éleveur :
- Puis-je visiter les lieux et rencontrer la mère, et le père s’il est sur place ?
- Quels tests de santé les parents ont-ils passés ? Puis-je voir les résultats ?
- Quel âge aura le chiot au départ ? (8 semaines au minimum)
- Comment les chiots sont-ils socialisés (bruits, manipulations, visiteurs, enfants) ?
- Quels vaccins et quel vermifuge le chiot aura-t-il reçus ? Aurai-je un certificat ?
- Êtes-vous membre d’un club de race ou d’une organisation avec un code de déontologie ?
- Que prévoit le contrat : garantie, stérilisation, reprise du chien si je ne peux plus le garder ?
- Avez-vous une liste d’attente ? Combien de portées faites-vous par année ?
- Pourquoi ce croisement ? (surtout pour un hybride comme le goldendoodle)
Chaque fiche de race de notre site comprend une section « Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur », avec les points propres à la race. Pour un golden retriever, un bouvier bernois ou un berger allemand, par exemple, lisez-la avant de contacter un éleveur.
Les signaux d’alerte
Le gouvernement du Québec est explicite : méfiez-vous si l’on vous interdit de visiter les lieux en personne, peu importe la raison, ou si un rendez-vous est fixé ailleurs, comme dans le stationnement d’un centre commercial.
D’autres signaux doivent vous faire réfléchir :
- un chiot disponible tout de suite, sans liste d’attente, dans une race très demandée ;
- plusieurs races différentes offertes par le même vendeur ;
- un chiot de moins de 8 semaines ;
- aucun document de santé, ou des documents sans date de naissance ;
- un vendeur qui ne pose aucune question sur vous et votre mode de vie ;
- une pression pour payer un acompte rapidement, sans rencontre ;
- des photos qui semblent tirées d’Internet, ou un refus de faire un appel vidéo.
Une annonce en ligne n’est pas forcément une arnaque, mais elle demande les mêmes vérifications qu’un éleveur : visite, parents, documents, contrat.
Le contrat de vente ou d’adoption
Le gouvernement du Québec recommande de bien lire le contrat et, au besoin, de consulter l’Office de la protection du consommateur. Certains éleveurs ou refuges ajoutent des conditions pour que la garantie s’applique. Ne signez pas un contrat qui contient des clauses avec lesquelles vous n’êtes pas à l’aise : certaines peuvent être abusives du point de vue juridique, ou contredire les recommandations de votre vétérinaire, par exemple si elles interdisent un vaccin.
À vérifier dans le contrat :
- l’identité complète du vendeur et ses coordonnées ;
- la date de naissance, le sexe et l’identification du chiot (micropuce, s’il en a une) ;
- ce que couvre la garantie de santé, pour combien de temps, et à quelles conditions ;
- les obligations de stérilisation, s’il y en a ;
- ce qui arrive si vous devez vous départir du chien ;
- le montant, l’acompte et les conditions de remboursement.
Préparer l’arrivée
Avant d’aller chercher votre chiot :
- préparez l’équipement de base (voir notre guide de l’équipement de base du chiot) ;
- prenez rendez-vous chez un vétérinaire pour un premier examen ;
- demandez ce que le chiot mange, pour faire une transition graduelle ;
- prévoyez l’enregistrement municipal dans les 30 jours ;
- réfléchissez au budget : le gouvernement du Québec rappelle qu’une fracture ou une maladie chronique peut rapidement coûter quelques milliers de dollars, et qu’une assurance peut aider.
Si vous hésitez encore sur la race, commencez par notre guide Choisir une race de chien au Québec et le sélecteur de races.
FAQ
Pas avant 8 semaines. Le règlement québécois interdit de séparer les petits de leur mère avant cet âge (article 36).
Il fonctionne habituellement avec une liste d’attente, vous laisse visiter les lieux et voir les parents, vous informe des tests de santé des reproducteurs et vous remet un certificat de vaccination ou de bonne santé, selon le gouvernement du Québec.
Ça peut l’être. Méfiez-vous surtout si on refuse que vous visitiez les lieux ou si on vous donne rendez-vous dans un stationnement. Faites les mêmes vérifications qu’avec un éleveur.
Prendre rendez-vous chez le vétérinaire et enregistrer le chiot auprès de votre municipalité dans les 30 jours suivant son acquisition, ou du jour où il atteint 3 mois.
Les chiens de refuge ont habituellement déjà été examinés, vermifugés, stérilisés et identifiés par micropuce. Vérifiez que le refuge détient un permis de lieu de recueil du gouvernement du Québec.
Sources
- Bien s’informer avant d’adopter un animal, Gouvernement du Québec
- Permis pour chats, chiens et équidés, Gouvernement du Québec
- Règlement sur le bien-être et la sécurité des animaux domestiques de compagnie et des équidés (B-3.1, r. 0.1), LégisQuébec
- Règlement d’application de la Loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens (P-38.002, r. 1), LégisQuébec
Races mentionnées

golden retriever
Grand, poils mi-long
24,9 à 34 kg · 10 à 12 ans

labrador
Grand, poils court
24,9 à 36,3 kg · 11 à 13 ans

berger australien
Moyen, poils mi-long
18,1 à 29,5 kg · 12 à 15 ans

bouvier bernois
Grand, poils mi-long
31,8 à 52,2 kg · 7 à 10 ans

bouledogue français
Petit, poils ras
8 à 14 kg · 10 à 12 ans

cavalier king charles
Petit, poils mi-long
5,4 à 8 kg · 12 à 15 ans

berger allemand
Grand, poils mi-long, long
22 à 40 kg · 12 à 14 ans

shih tzu
Petit, poils long
4,5 à 8 kg · 10 à 18 ans
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