
Chien courant suisse
Aussi appelé : swiss hound, schweizer laufhund - chien courant suisse
- Taille : moyen
- Origine : Suisse
- FCI : Groupe 6 : Chiens courants, chiens de recherche au sang et races apparentées
- Non reconnu par le CCC
- Poids
- Non documenté
- Hauteur
- 47 à 59 cm
- Espérance de vie
- Non documenté
- Chiot au Québec
- Non documenté
Sur cette page
Fiche technique
| Poids adulte | Non documenté |
|---|---|
| Hauteur au garrot | 47 à 59 cm (FCI) |
| Espérance de vie | Non documenté |
| Exercice quotidien | Non documenté |
| Type de poils | Non documenté |
| Perd peu de poils | Non documenté |
| Adapté à l'appartement | Non documenté |
| Premier chien | Non documenté |
| Prix d'un chiot au Québec | Non documenté |
Problèmes de santé fréquents
- hypothyroïdie
- dépistage recommandé par le club : dysplasie de la hanche
Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.
Aperçu
Le chien courant suisse est un chien de chasse de taille moyenne, originaire de Suisse, classé par la FCI dans le groupe 6 (chiens courants, chiens de recherche au sang et races apparentées), section des chiens courants de taille moyenne, avec épreuve de travail. On le trouve aussi sous les noms de « Schweizer Laufhund » et, en anglais, « Swiss hound ».
Particularité de la race : un seul standard couvre quatre variétés, qui se distinguent surtout par la couleur de la robe. Le standard FCI les nomme ainsi :
- le chien courant bernois;
- le Bruno du Jura, aussi appelé chien courant du Jura;
- le chien courant lucernois;
- le chien courant de Schwyz.
Selon le bref historique du standard, la race est très ancienne : une mosaïque découverte à Avenches, datant de l’Helvétie romaine, montre des chiens de meute qui correspondent à ces variétés. Le texte rapporte que les cynophiles italiens le recherchaient au XVe siècle, puis les Français au XVIIIe, pour la chasse difficile du lièvre. Cinq modèles ont reçu chacun un standard en 1882; le chien courant de Thurgovie avait disparu à la révision de 1909, et un standard unique pour les quatre variétés a été établi le 22 janvier 1933.
Les quatre variétés suisses se croisent rarement au Québec, et aucun chiot ne peut être inscrit sous ce nom au Club Canin Canadien (CKC), qui ne reconnaît pas la race. Parmi les chiens de chasse au flair plus accessibles ici, le beagle est le plus répandu; le basset des Alpes, chien de chasse autrichien, est un autre voisin à comparer.
Caractère et tempérament
Le standard FCI résume le caractère en peu de mots : « vif et passionné de chasse, doux, docile et très attaché à son maître ». Cette combinaison décrit bien un chien de meute créé pour travailler de façon autonome au bois, mais qui reste proche de la personne qui le mène.
Pour le bernois comme pour le lucernois, voici ce que ce portrait signifie au jour le jour :
- Au travail : le standard précise qu’il chasse de manière indépendante et en donnant de la voix. Une fois sur une piste, il suit son nez avant vos consignes.
- À la maison : la douceur et la docilité mentionnées par le standard en font un compagnon calme lorsqu’il a eu sa dépense.
- Attachement : très lié à son maître, il supporte mal d’être tenu à l’écart de la vie de famille.
Les données de tempérament chiffrées (aboiement, garde, sociabilité) ne sont pas documentées pour cette race dans nos sources.
Taille, poids et espérance de vie
Le standard FCI fixe la hauteur au garrot de 49 à 59 cm chez les mâles et de 47 à 57 cm chez les femelles, sans limite de tolérance. Il ne donne aucun poids : la fiche technique reste donc vide sur ce point, et il vaut mieux demander à l’éleveur le poids des parents.
Les proportions décrites par la FCI dessinent un chien un peu plus long que haut (rapport d’environ 1,15 pour 1) et une tête au long museau, coiffée d’oreilles qui atteignent au moins le bout de la truffe. L’aspect général, toujours selon le standard, indique « vigueur et endurance ».
La longévité des quatre variétés suisses n’apparaît dans aucun de nos documents.
Poils et toilettage
Le poil est décrit par la FCI comme court, lisse et fourni, très fin à la tête et aux oreilles. Les couleurs varient selon la variété :
- bernois : blanc avec des taches ou une selle noires, marques fauves au-dessus des yeux et aux joues;
- Bruno du Jura : fauve à manteau noir, ou noir marqué de fauve;
- lucernois : robe dite bleue, mélange de poils noirs et blancs très moucheté, avec taches ou selle noires;
- Schwyz : blanc avec des taches ou une selle fauve orangé.
Ce poil fin et lisse s’entretient avec un passage hebdomadaire de gant de caoutchouc sur le corps, sans oublier les oreilles plissées. La quantité de poil perdue n’est pas documentée. Les longues oreilles plissées demandent une vérification régulière, surtout après une sortie en forêt humide.
Exercice et énergie
Le niveau d’énergie n’est pas chiffré dans nos données, mais l’usage décrit par le standard parle de lui-même : un chien de petite vénerie qui quête et lance « avec une grande sûreté », même en terrain difficile. C’est un athlète d’endurance.
Si votre chien courant suisse ne chasse pas, compensez avec :
- une longue marche chaque jour, en sentier boisé si possible, pour laisser travailler ce long museau;
- des sorties en forêt dans un endroit clôturé, puisque le rappel ne tient pas toujours face à une piste fraîche;
- du pistage ou des jeux de flair, qui occupent son nez autant que ses pattes;
Dressage
Docile et attaché selon le standard, le chien courant suisse apprend sans trop de résistance les règles de la maison. La difficulté vient de son indépendance au travail : il a été choisi pour décider seul sur une piste.
Quelques priorités :
- commencer le rappel très tôt, avec des récompenses qui valent plus qu’une odeur;
- utiliser une longe de plusieurs mètres en forêt tant que le rappel n’est pas fiable;
- préférer des séances brèves et variées, en misant sur le renforcement positif.
Enfants et autres animaux
Nos sources restent muettes sur la façon dont le chien courant suisse vit avec les enfants et les autres chiens. Le standard décrit un chien doux, ce qui est un bon point de départ, mais chaque chien doit être socialisé dès le jeune âge et la supervision reste la règle avec de jeunes enfants.
Comme chien de meute, il a été sélectionné pour chasser en groupe, ce qui facilite souvent la vie avec un autre chien. Les petits animaux sont un autre sujet : lapins, chats qui fuient et volailles réveillent l’instinct de poursuite d’un chien créancé sur le lièvre.
Santé
Les données de santé propres à cette race viennent d’un club d’élevage norvégien, le Schweizerringen, qui suit la race sous le nom de « schweizerstøver ». Son document de stratégie d’élevage mentionne :
- l’hypothyroïdie : le club rapporte que quelques cas ont été enregistrés, que la forme la plus courante aurait une composante héréditaire, et qu’un chien diagnostiqué ne doit pas servir à la reproduction;
- la dysplasie de la hanche : sur environ 400 chiots nés en dix ans, 78 ont été radiographiés; 74 étaient indemnes, 1 atteint de façon moyenne et 3 de façon légère. Le club écrit que ce n’est pas un gros problème, tout en souhaitant que davantage de chiens soient radiographiés.
Ces chiffres portent sur un petit échantillon et une population norvégienne : ils ne permettent pas de conclure pour chaque chien. Une fatigue inhabituelle, une prise de poids sans raison, un poil terne ou une boiterie justifient une visite chez le vétérinaire, seul à pouvoir poser un diagnostic.
Hiver québécois
Aucune note de tolérance au froid n’existe pour le chien courant suisse dans nos données. Le poil court et lisse du standard n’a pas l’épaisseur d’un chien nordique : un chien courant suisse qui bouge en forêt se garde au chaud, mais il refroidit vite à l’arrêt.
- Grand froid : par -25 °C, raccourcissez les sorties lentes et gardez les longues marches pour les heures plus douces. Un manteau peut aider lors des promenades calmes; le guide bottes et manteau d’hiver pour chien explique comment choisir.
- Sel de déglaçage : rincez les coussinets au retour des trottoirs, ou utilisez des bottes si le chien les tolère.
- Oreilles : ces longues oreilles, au poil très fin selon le standard, sont exposées au vent; surveillez les bouts après une sortie au froid intense.
En juillet, réservez l’effort intense aux heures fraîches et apportez de l’eau en sentier.
Quoi lui donner (alimentation)
Pour un chien de taille moyenne qui dépense beaucoup, des croquettes complètes formulées pour chiens actifs ou de taille moyenne conviennent généralement. Pendant la croissance, une formule pour chiot de taille moyenne à grande aide à contrôler la vitesse de développement des articulations.
- Portions : ajustez-les avec le vétérinaire selon l’activité réelle. Un chien de chasse en saison et le même chien en hiver à la maison n’ont pas les mêmes besoins.
- Poids : sans poids au standard, l’état corporel sert de repère.
- Jouets : jouets à renifler, tapis de fouille et balles de taille adaptée. Il n’est pas réputé grand mâcheur, mais un jouet robuste évite les surprises.
- Équipement : un harnais bien ajusté répartit mieux la traction qu’un collier lorsqu’il tire sur une odeur.
Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
Aucun prix n’est documenté, et vous trouverez peu, voire pas, d’éleveurs au Canada. La recherche passe surtout par les pays où la race est établie, en Suisse et en Scandinavie notamment, où le Schweizerringen suit les portées.
Ce qu’il faut demander à un éleveur de chiens courants suisses :
- de quelle variété viennent les parents (bernois, Bruno du Jura, lucernois, Schwyz) et sont-ils inscrits auprès d’un registre reconnu par la FCI;
- les hanches des deux parents ont-elles passé une radiographie, comme le souhaite le club norvégien, et avec quel résultat;
- un des parents a-t-il eu un diagnostic d’hypothyroïdie;
- les parents chassent-ils, et le chiot est-il destiné à la chasse ou à la compagnie;
- comment se fera l’importation : âge du chiot, transport, documents de santé exigés à la frontière.
Comme le CKC ne reconnaît pas la race, un chiot importé ne pourra pas y être enregistré sous ce nom. Méfiez-vous des annonces en ligne qui offrent un « Swiss hound » sans papiers d’origine vérifiables. Avant de verser un dépôt pour un chiot suisse, relisez notre guide adopter ou acheter un chiot au Québec. Les refuges accueillent parfois des chiens courants croisés.
Est-ce la bonne race pour vous ?
Un chien courant suisse, quelle que soit la variété, trouvera sa place chez vous dans ces conditions :
- vous chassez le lièvre ou le chevreuil, ou vous vivez près de la forêt;
- vous disposez d’un terrain clôturé et d’un voisinage qui tolère un chien qui donne de la voix;
- l’attente d’une portée en Europe et les démarches d’importation ne vous rebutent pas.
Il conviendra moins si vous vivez en condo, si vous cherchez un chien qu’on promène sans laisse au parc, ou si le chien doit rester seul de longues journées. Pour comparer avec des races déjà élevées ici, passez par le sélecteur de races.
FAQ
Le Club Canin Canadien ne l’inscrit pas, d’après nos données. La FCI le reconnaît, avec un standard unique pour ses quatre variétés.
Ce sont deux variétés de la même race selon la FCI. La différence tient à la robe : le bernois est blanc avec des taches noires et des marques fauves, le Bruno du Jura est fauve à manteau noir ou noir marqué de fauve.
Le standard le décrit court, lisse et fourni, très fin sur la tête. La quantité de mue n’est pas documentée pour la race; un brossage hebdomadaire limite le poil dans la maison.
Aucun prix n’est documenté. Le coût d’un chien courant suisse importé varie selon le pays de l’éleveur, la variété recherchée, le vol et les examens vétérinaires de départ.
Sources
Pour aller plus loin
chien courant suisse figure dans ces listes :
Comparer avec vos critèresSources des données de la fiche technique
Races proches
ariégeois
Moyen
Non documenté · Non documenté

basset artésien normand
Moyen
15 à 20 kg · Non documenté

basset bleu de Gascogne
Moyen
15,9 à 20,4 kg · 10 à 14 ans