
Chien de perdrix de Drente
Aussi appelé : drentsche partridge dog, drentsche patrijshond
- Taille : grand
- Origine : Pays-Bas
- FCI : Groupe 7 : Chiens d'arrêt
- Non reconnu par le CCC
- Poids
- 25 à 35 kg
- Hauteur
- 55 à 63 cm
- Espérance de vie
- 11 à 14 ans
- Chiot au Québec
- Non documenté
Sur cette page
Fiche technique
| Poids adulte | 25 à 35 kg (FCI) |
|---|---|
| Hauteur au garrot | 55 à 63 cm (FCI) |
| Espérance de vie | 11 à 14 ans |
| Exercice quotidien | Non documenté |
| Type de poils | Mi-long |
| Perd peu de poils | Non |
| Adapté à l'appartement | Non |
| Premier chien | Non |
| Prix d'un chiot au Québec | Non documenté |
Problèmes de santé fréquents
- dysplasie de la hanche
- dysplasie du coude
- atrophie progressive de la rétine
- entropion ou ectropion (paupières)
- hypothyroïdie
- maladie de von Willebrand
- épilepsie
- calculs urinaires
Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.
Aperçu
Le chien de perdrix de Drente est un chien d’arrêt polyvalent des Pays-Bas. On le connaît aussi sous son nom néerlandais, drentsche patrijshond, sous la forme anglaise drentsche partridge dog, ou simplement « drent ». L’American Kennel Club (AKC) donne la prononciation approximative « da-rinse pa-trice-houn ».
Selon le standard de la Fédération cynologique internationale (FCI), la race est apparue au 16e siècle à partir des « Spioenen », des chiens venus d’Espagne en passant par la France. Aux Pays-Bas, on les appelait chiens de perdrix. Dans la province de Drente, à l’est du pays, ils ont été élevés entre eux sans croisement étranger, ce qui a préservé le type. Le club canin néerlandais l’a reconnu officiellement le 15 mai 1943.
L’AKC résume sa raison d’être : un chien fait par des fermiers pour des fermiers, souvent le seul chien de familles modestes. Il devait chasser la plume comme le poil, débarrasser la ferme de la vermine, aider à tirer la charrette de produits laitiers jusqu’au marché et jouer avec les enfants. La FCI le rattache au petit münsterländer et à l’épagneul français, et le chien d’arrêt frison est un cousin néerlandais.
La FCI le classe parmi les chiens d’arrêt continentaux de type épagneul. Absent des registres du Club Canin Canadien (CKC), le drent reste peu connu au Québec.
Caractère et tempérament
L’AKC décrit la race comme reposant sur trois piliers d’égale importance : chien de chasse polyvalent, chien de cour de ferme et compagnon de jeu des enfants. Il doit annoncer les visiteurs, sans agressivité ni peur, et être un excellent chien de famille.
Avec les inconnus, il est souvent réservé jusqu’à ce que son maître les accueille. Le standard FCI insiste : il peut être réservé au départ, mais ne doit jamais être craintif. Il le décrit aussi comme loyal, intelligent et de nature douce.
Une précision sur l’aboiement : notre fiche technique lui donne une note très basse, mais l’AKC écrit qu’on s’attend à ce qu’il aboie pour signaler les visiteurs. Comptez donc sur un chien qui vous prévient quand quelqu’un arrive, sans être un aboyeur constant.
À la chasse, le standard relève un trait typique : quand il capte une odeur, sa queue décrit des cercles. À l’arrêt, s’il ne voit pas venir le chasseur, il tourne la tête pour le chercher des yeux.
Taille, poids et espérance de vie
Les mâles mesurent de 58 à 63 cm au garrot pour 30 à 35 kg; les femelles, de 55 à 60 cm pour 25 à 31 kg. Le standard admet quelques centimètres de plus si le chien reste bien proportionné.
La FCI décrit un chien à la musculature sèche, puissant et capable de courir à la vitesse d’un chien de chasse, avec une tête légèrement en coin. Il vit de 11 à 14 ans selon notre fiche technique.
L’AKC conseille de la prudence pendant sa croissance rapide, car la dysplasie des articulations dépend à la fois de la génétique et de l’environnement. Le moment où ce chien d’arrêt peut passer aux longues courses se décide avec votre vétérinaire.
Poils et toilettage
Le pelage est mi-long : court sur le corps, mais plus fourni au cou, à la poitrine, à l’arrière des pattes et sur la queue, ce qui lui donne l’air d’un chien à poil long. La robe est blanche marquée de marron, avec des oreilles marron. Les deux sources divergent sur un point : le standard FCI parle d’un sous-poil imperméable, alors que l’AKC décrit un poil simple, comparable à celui de l’épagneul breton.
L’AKC indique deux mues par année et un brossage par semaine pour l’essentiel. Le poil n’est pas gras, ce qui limite les bains. Ce qui demande le plus de soin, selon elle, ce sont les oreilles :
- retirer le surplus de poil pour garder la forme naturelle de l’oreille;
- chaque semaine, inspecter l’intérieur des oreilles et la longueur des griffes;
- au changement de saison, passer un râteau à sous-poil, un peigne puis une brosse.
Côté entretien, notre fiche le situe au milieu de l’échelle. Il perd ses poils et ne convient pas aux allergiques.
Exercice et énergie
Selon l’AKC, un drent confiné à une vie sédentaire est malheureux. Il a besoin de stimulation et d’exercice réguliers, quel que soit le temps, et il prendra autant d’exercice que vous voudrez lui en donner. Des marches ou des courses quotidiennes sont un minimum.
L’AKC mentionne des activités qui tombent bien au Québec :
- randonnée;
- canicross;
- ski-joering et attelage léger, que des drents pratiquent selon l’AKC;
- agilité et pistage;
- chasse à la plume, au poil et au gibier d’eau.
Dressage
Le standard FCI juge ses qualités de chasse innées : il a besoin de peu de dressage spécialisé pour travailler au champ. Il précise aussi que, vu sa nature douce, les méthodes trop fermes sont contre-productives. L’AKC ajoute que sa grande intelligence demande un entraînement vivant et intéressant.
Ce qui aide :
- varier les exercices et garder les séances courtes;
- récompenser plutôt que corriger;
- socialiser le chiot avec beaucoup de personnes, pour adoucir sa réserve envers les inconnus;
- travailler le rappel en nature, en présence d’oiseaux.
Enfants et autres animaux
Être le compagnon de jeu des enfants fait partie de sa définition même, selon l’AKC, et notre fiche lui donne la note maximale avec eux. Il reste un chien de 30 kg : les jeux avec de très jeunes enfants se font sous surveillance.
Avec les autres chiens, l’AKC le classe comme sociable, et notre fiche aussi. Pour les petits animaux, souvenez-vous qu’il servait à chasser la vermine à la ferme : rongeurs et lapins de compagnie ne doivent pas être laissés à sa portée.
Santé
L’AKC le décrit comme une race globalement saine, avec quelques maladies héréditaires à surveiller. Les problèmes mentionnés :
- Yeux : atrophie progressive de la rétine, distichiasis (cils mal placés), entropion et ectropion (paupière enroulée vers l’intérieur ou l’extérieur), membrane pupillaire persistante et dysplasie rétinienne.
- Épilepsie : considérée par les spécialistes de la race comme la principale menace actuelle, sans test génétique disponible; l’AKC la dit toutefois peu fréquente.
- Maladie de von Willebrand de type I : beaucoup de porteurs et de chiens atteints, mais aucun signe clinique observé à ce jour dans la race selon l’AKC; un test ADN existe.
- Autres : hypothyroïdie, cryptorchidie, hyperuricosurie (excès d’acide urique dans l’urine, qui peut favoriser certains calculs urinaires), fortes réactions aux piqûres d’insectes et dents manquantes.
- Articulations : hanches et coudes, que l’AKC demande de faire évaluer chez tout reproducteur.
Une liste aussi longue n’annonce pas un drent malade. Elle sert à poser les bonnes questions à l’éleveur et à reconnaître les signes à montrer au vétérinaire : yeux qui coulent ou plissent, crise, sang dans l’urine, enflure après une piqûre. Le diagnostic, lui, revient au vétérinaire.
Hiver québécois
Le froid ne fait pas peur à ce Néerlandais : bonne note de tolérance dans notre fiche, et l’AKC veut qu’il sorte par tous les temps. Le ski-joering et l’attelage cités par l’AKC montrent que l’hiver ne l’arrête pas.
Points d’attention pour nos hivers :
- les franges des pattes et des oreilles ramassent la neige en boulettes; taillez un peu le poil entre les coussinets et séchez au retour;
- le sel de déglaçage irrite les pattes : rinçage ou bottes, selon notre guide bottes et manteau d’hiver pour chien;
- par -25 °C, le drent sort volontiers, à condition de bouger : l’attente immobile au poste de chasse le refroidit;
Pour les canicules de juillet, notre fiche lui accorde une tolérance moyenne. Faites les sorties actives à la fraîche et prévoyez de l’eau en randonnée.
Quoi lui donner (alimentation)
Pour un chiot de cette taille, des croquettes pour grande race en croissance sont indiquées : elles visent une croissance régulière, ce que l’AKC recommande de surveiller pour les articulations.
À l’âge adulte, la ration dépend surtout de l’activité : un drent qui fait du canicross ou chasse tout l’automne mange plus qu’en période calme. Pesez-le régulièrement et revoyez la portion avec le vétérinaire.
Matériel utile :
- un harnais de traction s’il fait du canicross ou du ski-joering, distinct du harnais de promenade;
- une longue laisse pour le rappel;
- des jouets de rapport, y compris des jouets qui flottent pour l’eau.
Notre guide aliments dangereux et permis liste les aliments à proscrire.
Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
Le prix d’un chiot drent au Québec reste inconnu de nos données. L’AKC indique deux clubs en Amérique du Nord, dont le Drentsche Patrijshond Club of North America; c’est un bon point de départ pour trouver des éleveurs sur le continent. Les Pays-Bas restent le berceau de la race.
Questions à poser à l’éleveur, en vous appuyant sur la liste de l’AKC :
- quels examens des yeux les parents ont-ils passés, et à quelle date;
- quels résultats de hanches et de coudes ont-ils obtenus;
- des crises d’épilepsie sont-elles connues chez les ancêtres du chiot;
- les parents ont-ils un panel ADN, notamment pour la maladie de von Willebrand et l’hyperuricosurie;
- que couvre le contrat en cas de maladie héréditaire;
Le CKC ne reconnaissant pas la race, le chiot n’y sera pas inscrit sous ce nom. Un « drent » vendu en ligne sans pedigree ni bilan de santé est à éviter; d’autres repères figurent dans notre guide adopter ou acheter un chiot au Québec.
Est-ce la bonne race pour vous ?
Un drent trouvera sa place chez vous si :
- canicross, chasse ou attelage occupent vos saisons;
- vos enfants cherchent un compagnon doux et endurant;
- vous appréciez un chien qui vous prévient des visiteurs sans être agressif;
- votre terrain est grand et fermé.
Il conviendra moins à une vie sédentaire, à un appartement ou à une personne qui préfère un dressage autoritaire. Comparez avec le griffon korthals ou le setter irlandais, et essayez notre sélecteur de races.
FAQ
L’AKC propose « da-rinse pa-trice-houn ». En français, on dit chien de perdrix de Drente, ou simplement « drent ».
Plutôt, oui : sa note de résistance au froid est bonne dans notre fiche, et l’AKC le voit tirer en ski-joering. Surveillez la neige qui colle à ses franges.
Oui, selon l’AKC, qui fait du rôle de compagnon des enfants un des trois piliers de la race. Il a quand même besoin de beaucoup d’exercice.
Les examens des yeux, des hanches et des coudes, et un panel ADN comprenant la maladie de von Willebrand, comme le suggère la liste de l’AKC. Parlez-en aussi avec votre vétérinaire.
Il aboie pour annoncer les visiteurs, selon l’AKC, mais n’est pas décrit comme un aboyeur constant.
Sources
Pour aller plus loin
chien de perdrix de Drente figure dans ces listes :
- Grandes races de chiens
- Chiens qui supportent le froid
- Chiens de chasse
- Chiens de famille
- Chiens qui jappent peu
Sources des données de la fiche technique
Races proches

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