Épagneul tibétain
Aussi appelé : tibetan spaniel
- Taille : petit
- Origine : Tibet (Chine)
- FCI : Groupe 9 : Chiens d'agrément et de compagnie
- Reconnu par le CCC
- Poids
- 4,1 à 6,8 kg
- Hauteur
- 25,4 cm
- Espérance de vie
- 12 à 15 ans
- Chiot au Québec
- Non documenté
Sur cette page
Fiche technique
| Poids adulte | 4,1 à 6,8 kg (FCI) |
|---|---|
| Hauteur au garrot | Environ 25,4 cm (FCI) |
| Espérance de vie | 12 à 15 ans |
| Exercice quotidien | 60 min environ |
| Type de poils | Mi-long |
| Perd peu de poils | Non |
| Adapté à l'appartement | Oui |
| Premier chien | Oui |
| Prix d'un chiot au Québec | Non documenté |
Problèmes de santé fréquents
- atrophie progressive de la rétine
- maladies oculaires
- luxation de la rotule
- shunt hépatique
Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.
Aperçu
L’épagneul tibétain, aussi appelé tibetan spaniel (et « tibbie » par ses amateurs anglophones), est un petit chien originaire du Tibet. La FCI le classe dans le groupe 9, section des chiens du Tibet, sous le patronage de la Grande-Bretagne. Le Club Canin Canadien l’inscrit parmi ses races reconnues.
Le mot « épagneul » trompe : ce chien n’a rien d’un cocker ni d’un chien d’arrêt. L’American Kennel Club (AKC) le rapproche plutôt des races asiatiques comme le pékinois ou le lhassa apso. Le Kennel Club britannique explique que le mot « spaniel » vient des premiers visiteurs européens, qui lui trouvaient un air d’épagneul nain.
Les monastères bouddhistes du Tibet ont façonné la race. Selon l’AKC, les moines le gardaient surtout comme compagnon, mais aussi comme sentinelle : installé en haut des murs, il surveillait les alentours et donnait l’alerte, en tandem avec le dogue du Tibet. Le Kennel Club situe l’arrivée des premiers sujets au Royaume-Uni à la fin de l’époque victorienne, et l’essor de la race après la Seconde Guerre mondiale.
Au Québec, l’épagneul tibétain reste peu courant.
Caractère et tempérament
Le standard FCI résume son caractère ainsi : gai, sûr de lui, extrêmement intelligent, distant avec les étrangers, éveillé, fidèle mais indépendant. Ce dernier mot compte. L’AKC précise qu’il décide lui-même si et quand il fera ce qu’on lui demande.
Concrètement, chez vous :
- C’est un guetteur. Il aime les points d’observation (dossier du divan, rebord de fenêtre) et signale ce qui bouge dehors.
- Notre fiche lui donne une note de garde de 4 sur 5 : il avertit, sans être un chien de protection.
- Avec les visiteurs, il garde ses distances au début, puis s’apprivoise.
- Avec sa famille, il est affectueux et suit la routine de la maison.
L’aboiement est moyen (3 sur 5). Dans un immeuble, apprenez-lui tôt à se calmer après avoir signalé une arrivée.
Taille, poids et espérance de vie
Le standard FCI donne une hauteur d’environ 25,4 cm au garrot (10 pouces) et un poids idéal de 4,1 à 6,8 kg. Sa silhouette s’allonge légèrement. C’est un petit chien, mais plus robuste et plus vif qu’il n’en a l’air : l’AKC note qu’il se déplace vite et avec détermination.
Son espérance de vie, de 12 à 15 ans selon nos données, est dans le haut de la moyenne canine ; le Kennel Club indique lui aussi plus de 12 ans.
Poils et toilettage
Le poil de couverture est soyeux, court sur la face et le devant des pattes, de longueur moyenne sur le corps, couché et plutôt plat, selon le standard FCI. Dessous, un sous-poil fin et dense. Le cou porte une crinière, ou « châle », plus fournie chez les mâles. La queue, très garnie, s’enroule sur le dos quand le chien est en mouvement. Toutes les couleurs et tous les mélanges sont permis.
L’entretien reste raisonnable (2 sur 5 dans notre fiche) :
- Un brossage régulier et un bain de temps en temps suffisent, selon l’AKC.
- La zone derrière les oreilles s’emmêle : peignez-la souvent.
- Les franges de l’arrière-train demandent aussi un coup de peigne.
- Seul le poil sous les pieds se taille, pour la propreté.
Un point peu connu : l’AKC demande d’aviser le toiletteur de ne pas raser le ventre ni l’intérieur des pattes. Cette coupe « sanitaire », faite par habitude dans plusieurs salons, provoque chez cette race des démangeaisons et du léchage.
Il perd ses poils, parfois beaucoup, et à n’importe quel moment de l’année, précise l’AKC. Il n’est pas hypoallergénique. Habituez le chiot très jeune à la coupe des griffes : l’AKC prévient que la race peut devenir difficile sur ce point.
Exercice et énergie
Le Kennel Club parle d’une heure d’exercice par jour au maximum, et notre fiche retient 60 minutes. L’AKC le décrit aussi content de paresser à la maison que de courir dans la cour, et capable de suivre son maître en longue marche, voire au jogging.
L’AKC est catégorique sur un point : une cour clôturée est indispensable. Indépendant et vif, il ne revient pas toujours quand on l’appelle. Hors d’un espace fermé, la laisse s’impose.
Dressage
L’AKC le dit intelligent et désireux de plaire, capable de briller en agilité, en travail olfactif, en rallye et en obéissance. Mais son esprit indépendant demande un départ tôt et des séances qui restent amusantes.
En pratique :
- Variez les exercices : il se lasse vite de la répétition.
- Récompensez avec des friandises de petit format et du jeu.
- Travaillez le rappel dans un endroit clôturé avant de lui faire confiance.
- Socialisez le chiot avec beaucoup de personnes et de lieux, comme le recommande l’AKC, pour atténuer sa méfiance envers les inconnus.
Un premier maître patient peut y arriver, d’après notre fiche.
Enfants et autres animaux
Sa sociabilité avec les enfants est notée 5 sur 5 dans nos données. Il joue volontiers et tolère l’agitation familiale. Sa taille reste petite : montrez aux jeunes enfants à le flatter assis par terre et à ne pas le soulever sans aide.
Sa sociabilité envers ses congénères n’obtient que 3 sur 5 dans nos données. Il peut se montrer sélectif, surtout avec des chiens inconnus. Les présentations se font en terrain neutre, en laisse, et sans précipiter les choses. Avec un chat de la maison, la cohabitation se construit mieux s’ils grandissent ensemble.
Santé
L’AKC le décrit comme une race relativement en santé, tout en nommant les conditions que les éleveurs responsables dépistent. Notre fiche technique retient :
- Atrophie progressive de la rétine (APR) : l’AKC la décrit comme une maladie génétique de l’œil ; la vue baisse graduellement. Le Kennel Club recommande un test ADN (PRA3) chez les reproducteurs.
- Autres maladies oculaires : l’AKC cite la « cerise » (glande de la troisième paupière qui fait saillie), souvent corrigée par chirurgie. Le Kennel Club recommande aussi un examen des yeux par le programme BVA/KC/ISDS.
- Luxation de la rotule : l’AKC la place parmi les dépistages des éleveurs ; un chien qui saute soudain sur trois pattes pendant quelques pas doit être examiné.
- Shunt hépatique (shunt portosystémique) : la circulation du sang autour ou à travers le foie est déviée. L’AKC recommande de faire vérifier les chiots avant leur départ chez leur nouvelle famille.
Ces renseignements servent à poser les bonnes questions, pas à établir un diagnostic. Tout changement de vision, de démarche, d’appétit ou de comportement se signale au vétérinaire.
Hiver québécois
Notre fiche technique note sa tolérance au froid à 1 sur 5. Ce chiffre surprend pour un chien du Tibet, qui porte un sous-poil dense et une crinière ; il traduit surtout sa petite taille, son faible poids et ses pattes courtes, qui le placent près de la neige. Prudence, donc :
- Par temps froid, un manteau léger aide pour les longues sorties ; à -25 °C, on se limite aux besoins.
- Contre le sel épandu sur les trottoirs, des bottines ou un lavage des pieds en rentrant.
- Le poil sous les pieds, taillé court, accumule moins de boules de neige.
- Séchez bien les franges et le ventre au retour.
L’été, sa tolérance à la chaleur (2 sur 5) n’est guère meilleure. Pendant les journées chaudes et humides de juillet, réduisez l’effort aux heures fraîches et gardez de l’eau à portée. Un tibbie qui grelotte profitera des conseils de préparer l’hiver avec son chien.
Quoi lui donner (alimentation)
L’AKC recommande une nourriture de qualité adaptée à l’âge et note que la race préfère les croquettes de petit calibre. Une formule pour petites races fait l’affaire. Certains individus ont tendance à grossir : surveillez les friandises, et ajustez les portions avec le vétérinaire en fonction du poids réel.
Son bol d’eau se remplit plusieurs fois par jour. Pour savoir quoi éviter dans votre assiette, consultez notre guide des aliments dangereux et permis.
Un harnais bien ajusté et quelques jeux de fouille complètent l’équipement.
Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
Nos recherches n’ont trouvé aucun tarif québécois pour un chiot de cette race. Avec peu d’éleveurs dans la province, il faut souvent regarder ailleurs au Canada ou aux États-Unis, et parfois attendre une portée. Pour juger un prix, comparez les éleveurs sur ce qu’ils incluent : examens, vaccins, micropuce, contrat, suivi après l’adoption.
Questions à poser :
- Les parents ont-ils été testés pour l’APR (test ADN) et ont-ils eu un examen des yeux ?
- Avez-vous fait examiner les genoux du père et de la mère ?
- Le chiot a-t-il été vérifié pour un shunt hépatique avant son départ, comme le recommande l’AKC ?
- Le pedigree sera-t-il inscrit auprès du Club Canin Canadien ?
- Si le chien développe une maladie héréditaire, ou si je ne peux plus le garder, que dit votre contrat ?
Une annonce Internet qui refuse la visite du chenil ou ne montre aucun papier d’enregistrement est un signal d’alarme. Un club de race peut vous diriger vers un éleveur sérieux ou un adulte à replacer, et un refuge reste une option à considérer.
Est-ce la bonne race pour vous ?
L’épagneul tibétain vous ira bien si :
- vous voulez un petit chien vif, attentif, qui avertit des visiteurs ;
- votre terrain est clôturé, ou la laisse ne vous dérange pas ;
- vous aimez un chien qui a sa personnalité, sans être collant ;
- peigner les franges et la crinière fait partie de votre routine.
Il conviendra moins si vous voulez un chien qui obéit au doigt et à l’œil, ou qui se lie d’amitié avec tous les chiens du parc. Le sélecteur de races vous montre des petits chiens semblables.
FAQ
Non. Selon l’AKC, il appartient à la famille des races asiatiques comme le pékinois et le lhassa apso. Le nom lui vient des voyageurs européens qui l’ont comparé à un épagneul nain.
Oui. L’AKC précise qu’il peut perdre beaucoup de poils à tout moment de l’année. Il n’est pas hypoallergénique.
Oui, s’il sort chaque jour pour environ une heure d’activité. Son aboiement d’alerte demande toutefois un peu d’éducation dans un immeuble.
C’est un bon chien d’alerte qui observe et prévient, sans pouvoir protéger.
Aucun montant n’a pu être documenté. Peu d’éleveurs québécois en produisent : faites le tour de plusieurs chenils et exigez les résultats des tests de santé des parents.
Sources
Pour aller plus loin
épagneul tibétain figure dans ces listes :
- Petites races de chiens
- Chiens pour appartement
- Chiens pour débutants
- Chiens vigilants et protecteurs
- Chiens de famille
Sources des données de la fiche technique
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