
Chien courant finlandais
Aussi appelé : finnish hound, suomenajokoira
- Taille : moyen
- Origine : Finlande
- FCI : Groupe 6 : Chiens courants, chiens de recherche au sang et races apparentées
- Non reconnu par le CCC
- Poids
- Non documenté
- Hauteur
- 52 à 61 cm
- Espérance de vie
- Non documenté
- Chiot au Québec
- Non documenté
Sur cette page
Fiche technique
| Poids adulte | Non documenté |
|---|---|
| Hauteur au garrot | 52 à 61 cm (FCI) |
| Espérance de vie | Non documenté |
| Exercice quotidien | Non documenté |
| Type de poils | Non documenté |
| Perd peu de poils | Non documenté |
| Adapté à l'appartement | Non documenté |
| Premier chien | Non documenté |
| Prix d'un chiot au Québec | Non documenté |
Problèmes de santé fréquents
- ataxie cérébelleuse héréditaire
Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.
Aperçu
Le chien courant finlandais, appelé « suomenajokoira » dans son pays et « finnish hound » en anglais, est un chien de chasse tricolore de taille moyenne. Pour la FCI, il appartient au groupe 6, section 1.2, parmi les races soumises à une épreuve de travail. La race a été façonnée en Finlande, sous l’égide du Kennel Club finnois.
Au début du 19e siècle, la Finlande comptait, à côté de ses chiens autochtones, beaucoup de chiens semblables aux chiens courants européens. Le développement de la race a commencé après la fondation du Kennel Club finnois en 1889, et le premier standard date de 1932. Des clubs régionaux et des croisements du début du 20e siècle ont façonné la souche actuelle.
Au Québec, on n’en croise presque jamais. Faute de reconnaissance par le Club Canin Canadien (CKC), un chiot finlandais ne peut pas recevoir de pedigree canadien sous ce nom. Pour comparer avec des chiens courants mieux connus ici, voyez le beagle, l’american foxhound ou un autre chien nordique de meute, le chien courant d’Estonie.
Caractère et tempérament
Le standard FCI résume son caractère en peu de mots : calme, énergique et amical, jamais agressif.
À la chasse, la FCI le décrit comme un chien passionné, qui suit la voie du lièvre et du renard même dans des conditions difficiles, et qui travaille de façon indépendante. Il poursuit le gibier en aboyant, et son cri est sonore. À l’intérieur, ces traits de chasseur se traduisent ainsi :
- Indépendance : un chien sélectionné pour décider seul sur une piste n’attend pas vos consignes. Il peut ignorer un rappel quand une odeur l’intéresse.
- Voix : l’aboiement de chasse fait partie de la race. Dans un quartier dense ou un jumelé, cela mérite réflexion.
- Calme à la maison : le mot « calme » du standard laisse penser qu’un chien bien dépensé se pose facilement à l’intérieur. Nos données ne contiennent toutefois aucune mesure d’énergie ou de sociabilité pour cette race : chaque chien reste à évaluer.
Taille, poids et espérance de vie
Selon le standard FCI, le mâle mesure de 55 à 61 cm au garrot et la femelle de 52 à 58 cm. La taille idéale se situe entre 57 et 59 cm pour le mâle et entre 54 et 56 cm pour la femelle. C’est donc un chien moyen à assez grand, plus long que haut : la FCI fixe le rapport longueur du corps sur hauteur à 1,1 pour 1.
Fait inhabituel, le texte de la FCI ne fixe aucun poids pour le finlandais. Il demande un chien bâti en force sans être lourd, et classe la construction trop légère ou trop lourde parmi les défauts. Nous n’avons pas non plus de source fiable sur son espérance de vie : la fiche technique l’indique comme non documentée. Le vétérinaire vous dira quel poids viser selon sa charpente.
Poils et toilettage
La robe est décrite précisément par la FCI. Le sous-poil est court, serré et doux. Le poil de couverture est de longueur moyenne, droit, serré, plutôt rude et bien couché sur le corps. La couleur est toujours tricolore : manteau noir, feu intense sur la tête, le dessous du corps, les épaules et les cuisses, avec des marques blanches habituelles sur la tête, le cou, le poitrail, le bas des pattes et le bout de la queue.
Aucune mesure de mue ni de besoin de toilettage n’est documentée pour cette race dans nos données. Un poil court avec sous-poil demande en général un brossage régulier et un bain occasionnel, mais il perd ses poils : ne comptez pas sur lui en cas d’allergie.
Exercice et énergie
La FCI emploie le mot « énergique », et son usage de chasse le confirme. Notre fiche technique n’indique toutefois aucun nombre de minutes d’exercice par jour, faute de source. Privilégiez de longues sorties où son nez travaille : pistes, jeux de recherche, randonnées en longe.
Sur une piste de lièvre, il peut s’éloigner très loin : en boisé non clôturé, gardez-le en longe, avec micropuce et médaille à jour.
Dressage
L’indépendance au travail, décrite par la FCI, rend le dressage moins linéaire qu’avec un chien de berger. Le chien courant finlandais n’est pas réputé difficile, mais il pèse ses choix selon ce qui l’intéresse.
Quelques pistes :
- dès huit ou dix semaines, présentez-lui des visiteurs, des chiens calmes et les bruits de la rue;
- utilisez la nourriture comme motivation, en séances courtes;
- travaillez le rappel en longe pendant des mois avant de penser à le lâcher, et acceptez qu’il ne soit peut-être jamais fiable près du gibier;
Enfants et autres animaux
Le standard le décrit comme amical et jamais agressif, ce qui est un bon point de départ en famille. Aucune cote de notre fiche ne mesure toutefois comment le finlandais se comporte avec des enfants ou des chiens inconnus.
Chien de meute à l’origine, il tolère souvent la présence d’autres chiens. Les petits animaux sont un autre sujet : un chien sélectionné pour poursuivre le lièvre peut voir un lapin domestique, un cochon d’Inde ou un chat qui court comme une proie. Un chat présent depuis l’arrivée du chiot a de meilleures chances d’être accepté, sans que ce soit acquis.
Santé
Un problème héréditaire est bien documenté chez le chien courant finlandais : une ataxie cérébelleuse progressive à début précoce. Un article publié dans PLoS Genetics en 2012 par une équipe de l’Université d’Helsinki décrit des chiots atteints qui montraient une perte de coordination généralisée, des tremblements et un retard de croissance, avec des signes présents dès l’âge de 3 mois. Les chercheurs ont relié la maladie à une mutation récessive du gène SEL1L, estimé une fréquence de porteurs d’environ 10 % dans la population étudiée, et indiqué qu’un test génétique avait été développé pour les éleveurs.
Une maladie récessive n’apparaît que si le chiot hérite de la mutation par ses deux parents : deux porteurs en santé peuvent donc produire des chiots atteints, d’où l’importance du test.
Hors de cette ataxie, nous n’avons trouvé aucune autre maladie propre au finlandais qui soit bien documentée. Tout chiot qui trébuche, tremble ou grandit mal doit être examiné rapidement par un vétérinaire, qui seul peut poser un diagnostic. Un examen annuel reste la base du suivi.
Hiver québécois
La Finlande connaît des hivers longs, et la race a été développée pour chasser dans ce climat. Le sous-poil serré et le poil de couverture rude décrits par la FCI offrent une protection réelle. Notre fiche ne contient toutefois aucune cote de tolérance au froid pour cette race : observez votre chien plutôt que de supposer.
En pratique, au Québec :
- Grands froids : à -25 °C, un chien en mouvement se réchauffe, un chien immobile se refroidit vite. Gardez les sorties actives et raccourcissez-les par grand vent.
- Sel et coussinets : après un trottoir salé, passez ses pieds sous l’eau tiède avant qu’il les lèche. Des bottes protègent si le chien les accepte.
L’été, un chien de cette taille qui court après une piste ne règle pas son effort lui-même. En juillet, sortez-le tôt le matin, offrez de l’eau souvent et évitez l’asphalte chaud. Pour la saison froide en général, voyez comment préparer l’hiver avec son chien.
Quoi lui donner (alimentation)
Un chien courant finlandais de travail ou très actif bénéficie de croquettes pour chiens de taille moyenne à grande, et d’une formule pour chien sportif pendant la saison de chasse. Le chiot doit recevoir une formule de croissance adaptée à son gabarit adulte, puisque le standard le situe près des grandes races par la taille.
Un chien qui chasse l’automne et se repose l’hiver n’a pas les mêmes besoins : ajustez les portions avec votre vétérinaire.
Côté équipement, un harnais bien ajusté convient mieux qu’un collier à un chien qui tire sur une piste, et un tapis de fouille occupe son nez à l’intérieur.
Pour départager deux sacs de croquettes de chasse, lisez notre guide de la meilleure nourriture pour chien.
Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
Combien coûte un finlandais rendu au Québec? Aucune de nos sources ne l’indique. La race étant rare ici et non reconnue par le CKC, il faut souvent chercher un éleveur en Finlande, ailleurs en Europe ou aux États-Unis, où le UKC l’enregistre depuis 1996.
Ce qu’il faut obtenir d’un éleveur finlandais ou américain :
- Demandez le résultat du test génétique pour l’ataxie (mutation SEL1L) chez les deux parents. Un éleveur sérieux de cette race connaît ce test.
- Demandez le pedigree et l’organisme qui l’émet (club national membre de la FCI, UKC).
- Demandez à voir la mère, en vidéo si la distance l’impose, et le milieu où grandissent les chiots.
- Faites inscrire au contrat le résultat du test d’ataxie, une garantie de santé et la reprise du chien.
Un finlandais de moins de 8 mois acheté pour l’élevage ou la revente exige un permis de l’ACIA (Agence canadienne d’inspection des aliments), demandé par le portail Mon ACIA. Vérifiez les règles avant de vous engager. Méfiez-vous des annonces qui exigent un paiement sans contrat ni preuve de tests. Avant d’envoyer un acompte à l’étranger, relisez notre guide pour adopter ou acheter un chiot au Québec.
Est-ce la bonne race pour vous ?
Un chien courant finlandais s’intégrera bien chez vous si :
- le renard, le lièvre ou le pistage sportif font partie de vos automnes;
- le cri sonore d’un chien sur une piste ne dérange ni vous ni vos voisins;
- vous acceptez les démarches d’importation et l’exigence d’un test SEL1L sur les parents.
Il convient mal à un appartement en ville, à une personne qui veut un chien qui revient toujours au rappel, ou à une maison avec des lapins en liberté. Notre sélecteur de race vous aide à comparer avec des races plus faciles à trouver au Québec.
FAQ
À la chasse, oui : la FCI précise qu’il poursuit le gibier en aboyant et que son cri est sonore. Au salon, un finlandais bien dépensé et éduqué reste en général plus tranquille.
Une ataxie cérébelleuse héréditaire, liée à une mutation récessive du gène SEL1L. Les signes apparaissent dès les premiers mois. Un test génétique existe : demandez-le pour les deux parents et consultez un vétérinaire au moindre doute.
Nous n’avons trouvé aucun tarif pour un finlandais. Prévoyez l’achat chez un éleveur étranger, le transport, le permis d’importation s’il s’applique et les premiers soins vétérinaires.
Son double pelage, avec un sous-poil serré, a été conçu pour un climat nordique. Surveillez quand même ses coussinets, le sel et les sorties immobiles par grand froid.
Sources
- FCI, nomenclature SUOMENAJOKOIRA (CHIEN COURANT FINLANDAIS) (n° 51)
- FCI, standard n° 051 (PDF), taille et poids
- Article évalué par des pairs (PLoS Genetics, 2012) : mutation SEL1L et ataxie du chien courant finlandais
- United Kennel Club, Finnish Hound
- Agence canadienne d’inspection des aliments, importation commerciale de chiens de moins de 8 mois
Pour aller plus loin
chien courant finlandais figure dans ces listes :
Comparer avec vos critèresSources des données de la fiche technique
Races proches
ariégeois
Moyen
Non documenté · Non documenté

basset artésien normand
Moyen
15 à 20 kg · Non documenté

basset bleu de Gascogne
Moyen
15,9 à 20,4 kg · 10 à 14 ans



