
Chien courant polonais
Aussi appelé : polish hunting dog, gonczy polski, polish hunting dog (imp)
- Taille : moyen
- Origine : Pologne
- FCI : Groupe 6 : Chiens courants, chiens de recherche au sang et races apparentées
- Non reconnu par le CCC
- Poids
- Non documenté
- Hauteur
- 50 à 59 cm
- Espérance de vie
- Non documenté
- Chiot au Québec
- Non documenté
Sur cette page
Fiche technique
| Poids adulte | Non documenté |
|---|---|
| Hauteur au garrot | 50 à 59 cm (FCI) |
| Espérance de vie | Non documenté |
| Exercice quotidien | 120 min environ |
| Type de poils | Non documenté |
| Perd peu de poils | Non documenté |
| Adapté à l'appartement | Non documenté |
| Premier chien | Non documenté |
| Prix d'un chiot au Québec | Non documenté |
Problèmes de santé fréquents
- épilepsie
- entropion et ectropion
Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.
Aperçu
Le chien courant polonais s’appelle « gończy polski » dans son pays, et « polish hunting dog » en anglais. C’est un chien de chasse des forêts et des montagnes de Pologne. Son standard de la Fédération cynologique internationale (FCI) précise qu’il sert à la chasse au sanglier et aux cervidés, et parfois au renard et au lièvre dans la région montagneuse du sud du pays.
L’histoire de la race est ancienne. Le standard rappelle que la chasse avec des chiens courants est mentionnée dans la littérature polonaise dès le 13e siècle et qu’elle était prisée par la noblesse. Au 17e siècle, deux types coexistaient : le brachet polonais, plus lourd, et le chien courant polonais, plus léger. Après la Première Guerre mondiale, il chassait encore dans l’Est et surtout en montagne. Le cynologue Józef Pawusiewicz a rédigé le premier standard et obtenu l’enregistrement officiel de la race par l’association cynologique polonaise.
Le gończy polski est rangé par la FCI au groupe 6, dans la section 1.2 des courants moyens, et il est soumis à une épreuve de travail. The Kennel Club britannique l’inscrit comme race importée. Le registre du Club Canin Canadien (CKC) ne l’inclut pas, et on ne le croise à peu près jamais au Québec. Si les chiens courants de taille moyenne vous intéressent, le chien courant norvégien offre un autre exemple, venu de Scandinavie.
Caractère et tempérament
Le portrait que dresse la FCI est nuancé. Le chien courant polonais y est décrit comme :
- équilibré et doux à la maison;
- très courageux, au point de faire preuve de bravoure face au gros gibier;
- intelligent et facile à dresser;
- non agressif, mais méfiant envers les gens qu’il ne connaît pas.
Le standard ajoute qu’il est un excellent gardien, ce qui le distingue de bien des chiens courants qui accueillent tout le monde. The Kennel Club note qu’en Pologne, il est aussi apprécié comme chien de famille actif et loyal.
Pendant la chasse, il donne de la voix avec une mélodie caractéristique, plus aiguë chez la femelle. Cette voix fait partie de la race : un chien qui s’ennuie ou qui flaire quelque chose dans la cour peut la faire entendre aux voisins.
Taille, poids et espérance de vie
C’est un chien souple, de construction ramassée, à l’ossature forte sans être lourde. Il s’inscrit dans un rectangle de proportion 9 sur 10. Le standard souligne une construction pensée pour la mobilité et le travail en terrain montagneux.
Hauteurs au garrot selon la FCI :
- mâles : 55 à 59 cm;
- femelles : 50 à 55 cm.
The Kennel Club le classe entre moyen et grand. Le standard ne fixe aucun poids, et notre fiche ne le documente pas. Pour l’espérance de vie, notre fiche technique n’a pas de valeur ; The Kennel Club indique seulement « plus de 10 ans ». Le maintien d’un poids santé, vérifié avec votre vétérinaire, compte davantage qu’une moyenne de race.
Poils et toilettage
Sur le corps, le poil est rêche et bien couché, avec un sous-poil abondant, plus fourni en hiver qu’en été. Sur la tête et les oreilles, il est court et doux. The Kennel Club le classe parmi les poils courts qui perdent, avec un toilettage d’une fois par semaine.
Les robes admises par le standard :
- noir et feu, la couleur la plus courante selon The Kennel Club;
- marron (chocolat) et feu;
- rouge, avec une truffe noire, marron ou couleur chair.
Les marques feu se trouvent au-dessus des yeux, sur le museau, le poitrail et le bas des membres. Un brossage hebdomadaire, plus fréquent pendant les changements de saison, suffit. Les oreilles tombantes demandent une inspection régulière, surtout après les sorties en milieu humide.
Exercice et énergie
The Kennel Club recommande plus de deux heures d’exercice par jour, et notre fiche technique retient environ 120 minutes. L’organisme ajoute que la race apprécie beaucoup d’activité pour rester en bonne condition physique et mentale, et qu’elle convient mieux à une grande maison avec un grand terrain.
Pour un chien qui chasse le sanglier en montagne, la marche du quartier ne suffit jamais. Pensez plutôt à :
- de la randonnée en sentier, sur terrain varié;
- du pistage ou des sports de flair, qui font travailler son nez;
- de la course ou du canicross une fois sa croissance terminée, selon l’avis du vétérinaire;
- des friandises cachées dans la maison quand la tempête empêche de sortir.
Comme pour tout chien courant, la liberté sans laisse dans un espace non clos est risquée : une odeur de chevreuil peut l’entraîner loin.
Dressage
La FCI le dit intelligent et facile à dresser. Ce point est rassurant pour une race de chasse, mais il faut l’entendre avec ses limites : l’obéissance à la maison s’acquiert bien, l’arrêt d’une poursuite sur une piste chaude beaucoup moins.
Pistes pour un bon départ :
- socialiser le chiot tôt avec des visiteurs variés, pour adoucir sa méfiance naturelle envers les inconnus;
- récompenser le calme quand quelqu’un sonne, plutôt que de laisser la garde s’installer seule;
- travailler le rappel avec une longue ligne pendant des mois;
- miser sur des renforcements positifs, sans dureté.
Un cours de groupe dans une école canine aide à mettre en place ces bases dans un cadre stimulant.
Enfants et autres animaux
Son caractère équilibré et doux, décrit par le standard, est un bon point pour la vie de famille. The Kennel Club rapporte qu’il est populaire en Pologne comme compagnon familial. Avec de jeunes enfants, la surveillance demeure essentielle, et les visiteurs de vos enfants seront peut-être accueillis avec réserve au début, vu sa méfiance envers les inconnus.
Avec les autres chiens, la cohabitation est souvent possible : The Kennel Club rappelle qu’il chasse seul ou en meute. Les petits animaux qui fuient, comme les lapins ou certains chats, restent à surveiller de près.
Santé
Les sources disponibles sur la santé de la race viennent surtout du club suédois, qui a mené une enquête auprès des propriétaires dans le cadre de sa stratégie d’élevage. Deux problèmes y ressortent :
- Épilepsie et convulsions : le club polonais y travaille, et l’enquête suédoise a relevé cinq cas sur 124 réponses.
- Paupières lâches, entropion et ectropion : des bords de paupières relâchés à divers degrés sont jugés relativement fréquents, et quatre chiens présentaient des cas plus graves d’entropion, d’ectropion ou d’yeux irrités.
Ces chiffres décrivent une petite population suédoise et ne permettent pas de prédire l’état d’un chiot en particulier. Des yeux qui coulent, une paupière qui semble rouler vers l’intérieur ou l’extérieur, ou toute crise doivent être évalués par un vétérinaire. Le diagnostic et le suivi relèvent de lui seul.
Hiver québécois
Le chien courant polonais vient d’un pays aux hivers froids et travaille en montagne. Son sous-poil, plus abondant en hiver selon le standard, lui donne une protection réelle. Notre fiche technique ne note pas sa tolérance au froid, mais rien n’indique un chien frileux.
Ce qui compte ici :
- Neige profonde : il bouge bien, mais une longue sortie dans la poudreuse fatigue vite un chiot.
- Sel de déglaçage : le sel des trottoirs brûle et fendille la peau des pattes; un rinçage au retour, et des bottes si les fissures reviennent.
- Froid extrême : à -25 °C, gardez-le en mouvement et raccourcissez la sortie. Arrêtez s’il lève les pattes.
- Manteau : à réserver au jeune chiot, au chien âgé ou au chien amaigri; l’adulte actif s’en passe.
L’été, une robe noire et feu au soleil se réchauffe vite. Faites les longues sorties tôt le matin et gardez de l’eau fraîche à portée. Pour le gończy polski en saison froide, le guide préparer l’hiver avec son chien complète ces conseils.
Quoi lui donner (alimentation)
Un chien de chasse moyen à grand, actif plus de deux heures par jour, a besoin d’une croquette complète pour chiens actifs. La portion se règle sur son état de chair : vous devez sentir ses côtes sans les voir.
- Chiot : croquette de croissance adaptée à sa taille adulte, en trois ou quatre repas.
- Adulte : deux repas par jour, ration pesée, augmentée pendant la saison de chasse si besoin.
- Récompenses : à déduire de la ration, surtout pendant le dressage.
- Jouets : jeux de flair, tapis de fouille et jouets résistants pour mâcher.
- Équipement : un harnais solide pour la longue ligne; voyez notre guide du harnais anti-traction s’il tire.
Demandez à votre vétérinaire de fixer les portions et de les ajuster au fil des saisons.
Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
Le prix d’un gończy polski au Québec n’est documenté dans aucune de nos sources, et nous ne connaissons pas d’éleveur québécois. Un chiot vient presque toujours de Pologne ou d’un autre pays européen.
Comment s’y prendre :
- passer par l’association cynologique polonaise ou par un club de race reconnu à l’étranger;
- demander si les parents ont eu des crises et si la lignée présente des problèmes de paupières;
- voir les yeux des parents, en photo ou en vidéo, et obtenir le carnet de santé;
- signer un contrat écrit et recevoir un pedigree reconnu par la FCI;
- lire les règles canadiennes sur l’entrée d’un chien au pays avant de verser un acompte.
Pour juger un prix, demandez ce qui est inclus : vaccins, transport, documents. Une annonce qui offre un chiot rare livré rapidement mérite une grande méfiance. Notre guide adopter ou acheter un chiot au Québec présente aussi l’option du refuge.
Est-ce la bonne race pour vous ?
Cette race vous conviendra si vous chassez le gros gibier ou pratiquez le pistage, si vous avez un grand terrain clôturé, et si vous voulez un chien qui garde la maison sans être agressif. Elle demande aussi de la patience pour l’importation.
Elle conviendra mal à un logement en ville, à un horaire chargé sans temps pour les longues sorties, ou à des voisins qui supportent mal un chien qui donne de la voix. Pour explorer d’autres races, essayez le sélecteur.
FAQ
Oui, selon le standard FCI, qui le dit méfiant envers les inconnus et excellent gardien, sans agressivité.
Plus de deux heures quotidiennes, selon The Kennel Club : un tour du pâté de maisons ne le comble pas.
Oui. The Kennel Club indique que la race perd ses poils, et son sous-poil devient plus abondant en hiver. Un brossage hebdomadaire aide.
Nous n’avons trouvé aucun prix québécois. Le chiot doit généralement être importé d’Europe ; demandez un devis complet avant de vous engager.
Le standard le décrit comme équilibré et doux, et The Kennel Club le dit apprécié comme chien de famille en Pologne. La surveillance avec les jeunes enfants reste de mise.
Sources
Pour aller plus loin
chien courant polonais figure dans ces listes :
Comparer avec vos critèresSources des données de la fiche technique
Races proches
ariégeois
Moyen
Non documenté · Non documenté

basset artésien normand
Moyen
15 à 20 kg · Non documenté

basset bleu de Gascogne
Moyen
15,9 à 20,4 kg · 10 à 14 ans



