griffon nivernais, portrait
Fiche de race

Griffon nivernais

  • Taille : non documenté
  • Origine : France
  • FCI : Groupe 6 : Chiens courants, chiens de recherche au sang et races apparentées
  • Non reconnu par le CCC
Poids
Non documenté
Hauteur
53 à 62 cm
Espérance de vie
Non documenté
Chiot au Québec
Non documenté
Sur cette page
  1. Fiche technique
  2. Aperçu
  3. Caractère et tempérament
  4. Taille, poids et espérance de vie
  5. Poils et toilettage
  6. Exercice et énergie
  7. Dressage
  8. Enfants et autres animaux
  9. Santé
  10. Hiver québécois
  11. Quoi lui donner (alimentation)
  12. Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
  13. Est-ce la bonne race pour vous ?
  14. FAQ
  15. Sources

Fiche technique

Énergienon documenté
Facilité de dressagenon documenté
Avec les enfantsnon documenté
Avec les autres chiensnon documenté
Perte de poilsnon documenté
Toilettagenon documenté
Aboiementnon documenté
Vigilance et protectionnon documenté
Tolérance au froidnon documenté
Tolérance à la chaleurnon documenté
Mesures et caractéristiques : griffon nivernais
Poids adulteNon documenté
Hauteur au garrot53 à 62 cm (FCI)
Espérance de vieNon documenté
Exercice quotidienNon documenté
Type de poilsNon documenté
Perd peu de poilsNon documenté
Adapté à l'appartementNon documenté
Premier chienNon documenté
Prix d'un chiot au QuébecNon documenté

Aperçu

Le griffon nivernais est un chien courant français, nommé d’après le Nivernais, sa région d’origine. Pour la FCI, c’est un courant de taille moyenne du groupe 6, et ses champions doivent aussi faire leurs preuves à la chasse. Son standard en vigueur date du 24 mars 2004.

L’histoire racontée par ce standard est longue. Le griffon nivernais descendrait des chiens ségusiens utilisés par les Gaulois et des chiens gris de Saint Louis. Il a connu une grande vogue pendant deux siècles, jusqu’au règne de Louis XI, avant d’être écarté des meutes royales par François Ier au profit des chiens blancs. Des gentilshommes du Nivernais l’ont conservé jusqu’à la Révolution, après quoi la race semblait disparue.

Un siècle plus tard, elle a été recréée à partir de chiens restés dans son berceau, qu’on appelait souvent « chien de pays ». À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, elle a reçu du sang de vendéen, de foxhound puis d’otterhound. Son club date de 1925.

Aujourd’hui, la FCI le dit surtout employé pour la chasse à tir du sanglier, en meute ou seul. Absent des registres du Club Canin Canadien (CKC), le nivernais reste une curiosité de ce côté-ci de l’Atlantique.

Caractère et tempérament

Le standard présente un excellent rapprocheur (il remonte la piste jusqu’à l’animal), très chasseur, courageux au ferme sans être téméraire. Son esprit d’initiative permet de l’utiliser en petits groupes sur le sanglier.

Le même texte prévient : il se montre parfois têtu et indépendant, et son maître doit savoir se faire obéir dès le plus jeune âge. C’est l’information la plus utile pour un futur propriétaire.

Le standard lui prête aussi un aspect « un peu triste, mais non peureux ». Ne vous fiez pas à cet air mélancolique : ce chien aime particulièrement les terrains difficiles et les fourrés, d’après la FCI, et il a un nez très fin.

En résumé :

  • tenace et courageux face au gibier;
  • indépendant, donc moins empressé d’obéir qu’un chien de berger;
  • craintif ou agressif, il serait exclu des concours selon le standard.

Taille, poids et espérance de vie

D’après la FCI, le mâle mesure de 55 à 62 cm au garrot et la femelle de 53 à 60 cm. Le corps est un peu plus long que haut, et le crâne et le chanfrein ont la même longueur.

Le standard décrit un chien « barbouillaud » (au poil hirsute qui lui brouille la face), robuste, très rustique, sec de membres et de muscles. Il est fait pour un travail de durée plutôt que de vitesse.

Côté poids, le texte de la FCI est silencieux, et aucune autre référence fiable ne comble ce vide. Combien d’années vit un nivernais en moyenne : nos références ne le disent pas.

Poils et toilettage

Le poil est long, hirsute et broussailleux, assez fort et rêche, ni laineux ni frisé. Ce couvert de poil s’étend jusque sous le ventre et à l’intérieur des cuisses. On voit un peu de barbe au menton, des sourcils marqués et une oreille assez poilue.

Sa robe est toujours charbonnée : chaque poil est plus foncé à la pointe qu’à la base. Le fond fauve, plus ou moins foncé mais jamais orange, peut virer au gris selon la quantité de poils blancs mêlés. Les éleveurs parlent de « poil de lièvre », de « gris loup » ou de « gris bleu ». Des marques fauves aux sourcils, aux joues et aux pattes, bien visibles chez le chiot, s’estompent souvent avec l’âge.

Ce que demande cette toison de barbouillaud :

  • un démêlage régulier, en insistant derrière les oreilles et sous la barbe;
  • une vérification après chaque sortie, car brindilles, graines et bardanes s’y accrochent;
  • un coup de linge humide sur la barbe du menton une fois la gamelle vidée.

Aucune de nos sources ne décrit la mue de la race ni ne la présente comme hypoallergénique.

Exercice et énergie

Faute de source, notre fiche technique n’indique pas de durée d’exercice. Le standard, lui, décrit un chien conçu pour durer, qui aime les fourrés et les terrains difficiles. Il a besoin de sorties longues plutôt que de sprints.

Activités adaptées :

  • longues marches en forêt, sur des sentiers accidentés;
  • recherche d’une piste de friandises ou d’une peau de gibier traînée au sol, où son nez très fin fait merveille;
  • sorties avec d’autres chiens, s’il est habitué à la meute.

À cause de son indépendance, gardez-le en laisse longue hors des terrains clos. Une piste de chevreuil peut l’emmener loin, et vite hors de portée de voix.

Dressage

Le standard dit lui-même qu’il est facile à créancer dans la voie du sanglier, c’est-à-dire à spécialiser sur ce gibier, mais parfois têtu. L’éducation doit donc commencer tôt, avec constance.

Une approche qui fonctionne avec un chien indépendant :

  • des règles stables appliquées par toute la famille;
  • des récompenses de grande valeur pour le rappel, travaillé chaque jour;
  • des séances brèves et variées pour garder son intérêt;
  • de la patience : la fermeté n’est pas la dureté.

Si vous n’avez jamais éduqué de chien de chasse, un éducateur canin qui connaît les chiens courants est un bon investissement.

Enfants et autres animaux

Nos sources ne documentent pas sa relation avec les enfants. Rien dans le standard n’évoque un chien nerveux, et l’agressivité y est éliminatoire. Avec des enfants, enseignez-leur à respecter son espace, et ne laissez jamais un jeune enfant seul avec un chien de cette taille.

Chien de meute, il vit habituellement en groupe et cohabite donc souvent bien avec d’autres chiens. Pour un chat, un lapin ou des poules, le risque est réel : il a été sélectionné pour poursuivre le gibier. Une cohabitation demande une présentation précoce et une surveillance constante, sans garantie.

Santé

Nos sources ne relèvent aucun problème de santé propre au griffon nivernais. Il s’agit d’une race peu nombreuse, sur laquelle peu de données de santé sont publiées. Ce manque de documentation ne signifie pas que la race est à l’abri des maladies.

Quelques réflexes pour un chien de chasse à poil long :

  • inspectez la peau sous le poil broussailleux, où tiques et plaies passent inaperçues;
  • surveillez les oreilles, pendantes et poilues, qui gardent l’humidité;
  • vérifiez les pattes après les sorties en terrain difficile.

En cas de doute sur un symptôme, ou pour savoir quels examens demander avant d’acheter un chiot, consultez un vétérinaire.

Hiver québécois

Aucune cote de froid n’accompagne le nivernais dans notre fiche technique. Le poil long, rêche et broussailleux que décrit le standard, avec un ventre bien couvert, est un bon isolant contre le vent. Ce pelage a cependant un défaut l’hiver : la neige collante s’y agglomère.

Ce qu’il faut prévoir :

  • après une sortie dans la neige mouillée, retirez les boules de glace des pattes, du ventre et de la barbe;
  • coupez le poil entre les coussinets pour limiter l’accumulation;
  • à -25 °C, gardez le nivernais en mouvement, car un chien qui trotte se refroidit moins qu’un chien qui attend, et rentrez plus tôt;
  • rincez les pattes salées au retour d’une promenade en ville.

Un manteau n’est pas forcément utile pour un chien actif à poil long, mais peut aider un chien âgé. Pour le reste de la saison froide, du sel aux journées de tempête, voyez notre guide pour préparer l’hiver avec votre chien. Sous la chaleur humide de juillet, ce barbouillaud hirsute doit avoir de l’ombre et un bol d’eau fraîche.

Quoi lui donner (alimentation)

Un griffon nivernais de taille moyenne à grande a besoin d’une croquette adaptée à son gabarit. Pour le chiot, une formule de croissance pour grandes races convient souvent aux sujets du haut de la fourchette; demandez l’avis du vétérinaire.

  • Ajustez la ration selon la saison : plus en période de chasse, moins l’hiver s’il bouge peu.
  • Vérifiez le poids à la main, car le poil hirsute masque la silhouette.
  • Choisissez des jouets robustes, et des jeux de fouille pour occuper son nez.
  • Un harnais en Y laisse les épaules libres sur une longue marche.

Consultez notre guide des aliments permis et dangereux avant de partager vos restes.

Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur

Le prix québécois d’un chiot nivernais n’apparaît dans aucune source. Cherchez d’abord du côté de la France, où la race a été recréée. Comparez plusieurs offres en incluant l’importation, le transport aérien et les vaccins.

À demander à l’éleveur :

  • le niveau de chasse des parents et leur comportement à la maison;
  • les examens vétérinaires des parents et leurs résultats;
  • l’inscription du chiot au livre des origines;
  • un contrat écrit, avec une clause de reprise.

Prenez garde aux annonces qui promettent un chiot rare livré sans vérification ni contrat. Les formalités pour faire entrer un chien français au Canada sont résumées dans notre guide sur les races interdites au Canada. Un chien courant adulte, adopté en refuge, peut aussi convenir.

Est-ce la bonne race pour vous ?

Le griffon nivernais s’adresse surtout à des chasseurs de grand gibier ou à des gens qui passent beaucoup de temps en forêt. Il demande un maître patient, capable de gérer un chien indépendant et têtu.

Ce n’est pas un bon choix pour un premier chien, pour un appartement ou pour qui veut un compagnon qui obéit au doigt et à l’œil. D’autres chiens courants français, comme le grand griffon vendéen ou le billy, peuvent être comparés, et notre sélecteur de races aide à trier selon votre mode de vie.

FAQ

Le standard FCI dit qu’il se montre parfois têtu et indépendant, et que son maître doit savoir le faire obéir dès son plus jeune âge.

Selon la FCI, il est surtout utilisé pour la chasse à tir du sanglier, en meute ou seul.

La quantité de poils qu’il laisse tomber n’est décrite nulle part dans nos références. Son poil long et rêche demande un entretien régulier, et aucune source ne le dit hypoallergénique.

Son poil long et broussailleux le protège bien du vent, mais la neige collante s’y accroche. Aucune note officielle de tolérance au froid n’existe pour la race.

La race est pratiquement absente au Québec et n’est pas reconnue par le Club Canin Canadien. Le chemin habituel mène à un élevage français, puis à une importation.

Sources

Pour aller plus loin

griffon nivernais figure dans ces listes :

Comparer avec vos critères

Sources des données de la fiche technique

Races proches

ariégeois

Moyen

Non documenté · Non documenté