
Chinook
- Taille : grand
- Origine : États-Unis
- Non reconnu par le CCC
- Poids
- 22,7 à 40,8 kg
- Hauteur
- 56 à 66 cm
- Espérance de vie
- 12 à 15 ans
- Chiot au Québec
- Non documenté
Sur cette page
Fiche technique
| Poids adulte | 22,7 à 40,8 kg |
|---|---|
| Hauteur au garrot | 56 à 66 cm |
| Espérance de vie | 12 à 15 ans |
| Exercice quotidien | Non documenté |
| Type de poils | Mi-long |
| Perd peu de poils | Non |
| Adapté à l'appartement | Oui |
| Premier chien | Non |
| Prix d'un chiot au Québec | Non documenté |
Problèmes de santé fréquents
- dysplasie de la hanche
- maladies oculaires
- dépistage recommandé par l'AKC : sensibilité à certains médicaments (gène MDR1)
- allergies
- crises du chinook (trouble du mouvement, pas une épilepsie vraie)
- cryptorchidie (testicule non descendu)
- troubles digestifs
Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.
Aperçu
Le chinook est un chien de traîneau américain, né au New Hampshire. Selon l’American Kennel Club (AKC), il a été créé au début des années 1900 par un musher de Wonalancet, revenu du Klondike avec l’idée d’élever sa propre lignée. Comme base, il a utilisé un chien de type mastiff et des descendants d’un chien du Groenland de l’expédition de l’amiral Peary.
La race porte le nom du chien de tête de son équipage, Chinook, ancêtre de tous les chinooks actuels. Le mot désigne un vent chaud. À la fin des années 1920, cet équipage a participé à la première expédition de l’amiral Byrd en Antarctique, où il a transporté une bonne partie du matériel de la base.
La race a ensuite failli disparaître : l’AKC rapporte qu’en 1965, le Livre Guinness des records la classait comme la plus rare au monde, avec 125 chiens connus. Grâce aux amateurs, elle a été admise dans le groupe des chiens de travail de l’AKC en 2013. Elle est aussi le chien officiel du New Hampshire. Côté canadien, le CKC ne l’a pas reconnue, et les chinooks se comptent sur les doigts au Québec.
Pour d’autres chiens de traîneau, comparez avec le husky, le malamute, le chien du Groenland et le chien esquimau canadien.
Caractère et tempérament
L’AKC présente un chien calme, tourné vers les gens, intelligent, patient et désireux de plaire. Il a, écrit-elle, une affinité particulière pour les enfants.
- Avec les visiteurs : amical et confiant. L’AKC est catégorique, aucun dressage ne fera de lui un chien de garde.
- Au quotidien : détendu à la maison, mais plein d’énergie dehors.
- Vocalises : nos données lui attribuent 5 sur 5 pour l’aboiement. DogTime nuance : il n’aboie pas à l’excès, mais il « parle » beaucoup, par gémissements et par des « wou-wou » pour exprimer ce qu’il veut.
Nos données lui accordent 5 sur 5 avec les enfants, et autant avec ses congénères. Il reste déconseillé à un premier propriétaire, surtout à cause de son besoin d’activité et de sa taille.
Taille, poids et espérance de vie
Le chinook est un grand chien musclé, à l’ossature modérée, conçu pour combiner la puissance des chiens de charge et la vitesse des chiens de course. Selon le standard de l’AKC, les mâles mesurent de 61 à 66 cm au garrot et les femelles de 56 à 61 cm. La fiche technique reprend ces bornes, avec un poids d’environ 23 à 41 kg; les femelles sont nettement plus légères et ont un air plus féminin.
L’AKC précise que c’est une race à maturité lente : ne jugez pas la silhouette d’un chiot d’un an comme celle d’un adulte.
L’espérance de vie annoncée est de 12 à 15 ans, une belle longévité pour un chien de ce gabarit.
Poils et toilettage
La couleur est sa signature : un fauve qui va du miel pâle au doré roux, avec des oreilles et un museau plus foncés, idéalement ombrés de noir, et une petite marque noire en forme d’apostrophe au coin intérieur de l’œil, selon le standard de l’AKC.
Le pelage est double : un poil extérieur droit et rêche, un sous-poil court, dense et duveteux qui isole. Le cou porte une collerette protectrice. Le standard demande un chien présenté au naturel, sans taille. Les oreilles, elles, varient : tombantes, dressées ou en « hélice ».
- Brossage : une fois par semaine pour retirer saleté et poils morts, selon l’AKC.
- Mue : deux fois par année, avec des séances plus longues et quotidiennes. L’AKC note que les mues sont plus fréquentes chez les chiens stérilisés.
- Griffes : à couper régulièrement pour ne pas gêner la marche et la course.
- Oreilles et dents : l’AKC conseille d’inspecter les oreilles pour déceler une infection et de brosser souvent les dents.
Pas de toiletteur à prévoir, mais un aspirateur oui : ce n’est pas un chien hypoallergénique.
Exercice et énergie
La fiche technique lui donne une énergie moyenne, et l’AKC le décrit comme peu agité à la maison. Pourtant, elle ajoute qu’il a une énergie considérable dehors et qu’il a besoin d’exercice régulier pour rester en bonne condition. La durée quotidienne n’est pas chiffrée dans nos données; parlez-en avec l’éleveur et le vétérinaire.
Activités citées par l’AKC :
- longues marches, randonnée, vélo et camping avec sa famille;
- nage et sorties en bateau;
- sports de traction : traîneau, ski-joering, bikejoring, trottinette;
- agilité, obéissance, rallye, pistage, poursuite de leurre.
Point rare chez un chien de traîneau : l’AKC indique qu’il peut être fiable sans laisse. Testez quand même son rappel en lieu fermé avant de le détacher en forêt.
Dressage
L’AKC le dit facile à dresser au renforcement positif, et la fiche technique lui donne une bonne note. Son défaut le plus courant est la joie : les jeunes chinooks sautent volontiers au visage des gens qu’ils aiment.
- Socialisation et cours pour chiots dès que le vétérinaire le permet.
- Apprendre tôt à saluer les quatre pattes au sol, avant qu’il atteigne son poids adulte.
- Rappel travaillé régulièrement, puis sorties sans laisse en terrain sûr.
- Harnais de traîneau ou de ski-joering seulement quand la croissance lente du chinook est finie et que le vétérinaire est d’accord.
Enfants et autres animaux
Le lien avec les enfants revient dans toutes les descriptions du chinook. L’AKC le décrit comme un compagnon de jeu familial, particulièrement attaché aux enfants, et DogTime ajoute qu’il s’entend bien avec eux, surtout s’il a grandi avec eux.
Sa taille et son enthousiasme demandent pourtant une surveillance : un chinook qui saute de joie peut faire tomber un tout-petit.
Avec les autres chiens, la fiche technique lui donne la note maximale, logique pour un chien élevé en équipage. Avec les chats et les petits animaux, nos sources ne documentent pas son comportement : faites les présentations tôt et sous supervision.
Santé
L’AKC le présente comme une race robuste et généralement en santé, tout en nommant plusieurs problèmes connus :
- la dysplasie de la hanche;
- des maladies oculaires;
- la cryptorchidie (un ou deux testicules non descendus);
- des troubles gastro-intestinaux;
- des allergies;
- les « crises du chinook », que l’AKC décrit comme probablement un trouble du mouvement plutôt que de vraies crises d’épilepsie.
L’AKC recommande aussi aux éleveurs un test de sensibilité aux médicaments (gène MDR1), sans en faire un problème fréquent.
DogTime ajoute que des crises surviennent dans la race, souvent plus tard dans la vie, que des recherches sont en cours et qu’un chien atteint ne devrait pas être utilisé pour la reproduction.
Aucune de ces affections ne touche tous les chiens. Tout épisode de tremblements, de démarche anormale, de boiterie ou de démangeaisons persistantes doit être évalué par un vétérinaire, seul à pouvoir poser un diagnostic.
Hiver québécois
L’hiver est son terrain. La fiche technique lui donne la note maximale de tolérance au froid, et le standard de l’AKC décrit un sous-poil isolant, une collerette, un ventre et une aine protégés par le poil, et un pelage d’hiver plus doux et plus fourni. Ses pieds sont serrés, palmés, avec des coussinets épais.
- Un chinook adulte en santé n’a en général pas besoin de manteau; lors des sorties à -25 °C, observez-le quand même et rentrez s’il lève les pattes.
- Le sel de déglaçage reste un problème en ville : rincez les pattes au retour, ou essayez des bottes s’il les tolère.
- Entre ses doigts palmés, la neige collante forme des glaçons qu’on retire au retour.
Sa tolérance à la chaleur est bonne (4 sur 5), mais un chien de traîneau en pleine canicule de juillet doit faire ses sorties tôt le matin et le soir. D’autres conseils de saison : préparer l’hiver avec son chien.
Quoi lui donner (alimentation)
L’AKC rapporte que les éleveurs recommandent une nourriture de qualité adaptée à l’âge, en surveillant le poids : certains chinooks engraissent facilement, et les friandises comptent.
- Chiot : des croquettes pour chiot de grande race, adaptées à une croissance lente.
- Adulte de compagnie : une formule pour grand chien adulte, en portions modérées.
- Chien de traction : en saison de traîneau ou de ski-joering, ses besoins augmentent; ajustez avec le vétérinaire plutôt qu’à l’œil.
- Allergies et digestion : vu les problèmes rapportés par l’AKC, tout changement d’aliment se fait graduellement et avec un avis vétérinaire.
- Os cuits : jamais, rappelle l’AKC.
Prévoyez un harnais de traction bien ajusté pour le sport, différent du harnais de promenade. Le guide meilleure nourriture pour chien explique comment comparer les aliments pour grand chien.
Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
Nos sources ne donnent aucun prix pour un chinook au Québec. La race étant rare, la plupart des éleveurs se trouvent aux États-Unis. DogTime prévient que l’attente pour un chiot peut aller de six mois à deux ans, surtout si vous avez des préférences de sexe ou de type d’oreilles.
Avant de vous inscrire sur une liste d’attente, demandez :
- Hanches, yeux, gène MDR1 : quels examens ont passés le père et la mère ?
- Des « crises du chinook » ont-elles été observées chez les ancêtres du chiot ?
- La portée a-t-elle grandi au contact d’enfants et de chiens adultes ?
- Pour un chiot venu des États-Unis, quels documents l’éleveur fournit-il, et reprend-il le chien si ça ne fonctionne pas ?
Méfiez-vous des annonces en ligne qui offrent un chinook disponible immédiatement : vu la rareté de la race, c’est un signal d’alerte. Le guide adopter ou acheter un chiot au Québec résume les signes d’un vendeur fiable avant une longue attente.
Est-ce la bonne race pour vous ?
Un chinook a sa place dans votre vie si :
- votre famille veut un grand chien patient avec les petits et avec ses congénères;
- janvier vous attire dehors, en raquettes, en ski ou au traîneau;
- vous êtes prêt à attendre un chiot et à l’importer.
Il convient moins si :
- vous comptez sur votre chien pour surveiller la maison;
- vous tolérez mal les poils et les vocalises;
- vous n’avez pas de temps chaque jour pour le sortir.
La fiche technique le juge adaptable à l’appartement, mais l’AKC le dit plus heureux avec une cour clôturée. Notre sélecteur aide à le comparer à d’autres chiens de neige.
FAQ
Oui. Quelques poils fauves tombent en tout temps, puis le sous-poil part en masse lors des deux mues de l’année. Pendant ces semaines-là, prévoyez la brosse chaque jour.
Oui, c’est un de ses traits les plus cités : l’AKC le décrit comme particulièrement attaché aux enfants. Surveillez quand même les jeux, vu sa taille.
Il n’aboie pas à l’excès, selon DogTime, mais il est bavard : gémissements et « wou-wou » font partie de sa façon de communiquer.
Non. C’est une race distincte, créée au New Hampshire à partir d’un chien de type mastiff et de chiens du Groenland. Sa robe fauve, exigée par le standard de l’AKC, le distingue aussi.
Pour un chinook acheté au Québec, aucun montant vérifiable n’existe dans nos sources. Comptez surtout une longue attente, le transport et les frais d’importation.
Sources
Pour aller plus loin
chinook figure dans ces listes :
- Grandes races de chiens
- Chiens pour appartement
- Chiens vigilants et protecteurs
- Chiens qui supportent le froid
- Chiens de famille
Sources des données de la fiche technique
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